PIPASSO

CORNEMUSE PICARDE

Le mot picard pipasso renvoie à un instrument connu autrefois dans le Boulonnais sous le nom de pipe-au-sac. Un festival de pipassso a lieu tous les ans à Flixecourt, et il existe de cours de pipasso.

François Péry jouant du Pipasso Crédits : David Grouard

 
Muses à fou Crédits : Corwynn

 
Pipasso Crédits : Nico

 
Pipasso Crédits : Nico

Origine   

    Le mot picard pipasso (cornemuse picarde) renvoie à un instrument connu autrefois dans le Boulonnais sous le nom de pipe-au-sac. C’est probablement l’une des plus anciennes cornemuses en France.

    Cet instrument est aussi appelé pipeausac dans le Vimeu (côte picarde), « piposa » dans Pas de Calais, et « muchosac » en Belgique. Son aire de répartition correspond à la zone linguistique du picard.

La tradition

     Le pipasso est un instrument de fête populaire, idéal pour la musique traditionnelle picarde (les métiers ou les évènements de la vie ont inspiré poètes et musiciens qui ont écrit et composé par exemple la Chanson des Tissieux du Vermandois, Gros Crochar (chanson des moissonneurs) ou encore Grandmère à poussière.

    Il est aussi fait mention du pipasso dans un conte d’Armel Depoilly , Chu jueu de pipossac (Le joueur de Pipeaussac).

L’actualité

    Le Festival du Pipasso a lieu tous les ans à Flixecourt.

    Le pipasso peut s’adapter à de nombreux répertoires ; il existe aujourd’hui des cours de pipasso, dispensés par les musiciens François Péry à Beauvais et Ghislaine Desmaris à Mers les Bains et à Camon.

Plusieurs luthiers et facteurs d’instruments en fabriquent : Rémy Dubois en Belgique, luthier de cornemuses très renommé, et Guy Jaillard, facteur et restaurateur d’instruments dans l’Oise.

Et aussi Sam de l’Atelier de Corwynn dans la Somme qui oeuvre sur les perces anciennes, sur des essences de bois locaux pour un retour au son authentique et primal du pipasso, de la muchosa, de la muse à fou.